Il y a quelques années, je travaillais dans une très grande structure, où le management était du type « la carotte et le bâton ». Il y a eu une grosse vague de démission, ruptures conventionnelles et burn-outs. Si le travail rend les collaborateurs malades, ou s’ils quittent l’entreprise, c’est qu’elle n’œuvre pas complètement à leur bien-être.
Et ça change quoi, de mettre en place des actions pour le bien-être des collaborateurs ? Beaucoup de choses :
- Il n’y a pas d’absentéisme
- Il n’y a plus de turn-over
- L’entreprise attire et recrute plus facilement de nouveaux talents
- Les collaborateurs sont plus impliqués
- La production est améliorée
- La qualité augmente
- Son image auprès de ses clients est meilleure.
Les actions possibles pour en arriver à un tel résultat sont nombreuses, et ce n’est pas seulement en mettant une corbeille à fruits en salle de repos, ou un baby-foot. Le management est un facteur important de cette réussite.
Mais c’est quoi, le bon modèle de management ? C’est ce que l’on appelle le management bienveillant. Il prend une place encore plus importante depuis la pandémie de 2020, pendant laquelle nous avons pu nous sentir enfermés, pour certains même emprisonnés. Les plus jeunes notamment aspirent à plus de liberté. Si l’entreprise n’est pas à l’écoute de ses besoins, elle les perd irrémédiablement.
Les caractéristiques du manager bienveillant sont :
- Une écoute active.
- Un respect de l’équilibre vie personnelle / vie professionnelle, principe qu’il s’applique à lui-même.
- Une capacité à rééquilibrer la charge de travail entre les membres de son équipe lorsqu’une difficulté se présente.
- Une reconnaissance des compétences, et surtout des résultats de chacun (le besoin de reconnaissance est encore plus présent aujourd’hui qu’il ne l’était avant 2020).
- Une certaine disponibilité pour son équipe.
- Une capacité à faire participer ses collaborateurs dans la prise de décisions et à leur donner de l’autonomie.
Alors qu’en est-il dans les entreprises aujourd’hui ? Très souvent, lorsqu’on pose la question à un chef d’entreprise ou à une DRH, la réponse est : « chez moi, tout va bien ». Très souvent, cette réponse est fondée sur un faible turn-over. Il y a bien un peu d’absentéisme, mais « c’est comme partout, et puis les gens ne veulent plus travailler ! » Quand ce dirigeant ou cette DRH reçoit les résultats de l’audit réalisé par un organisme extérieur, lorsqu’il ou elle a été convaincu(e) de son utilité, généralement, il ou elle tombe de sa chaise. L’analyse des réponses des collaborateurs, y compris des managers, montrent très souvent un gros écart avec les croyances du responsable.
En conclusion, si l’on peut affirmer que le bien-être en entreprise est en cours d’amélioration, avec 55% de travailleurs qui s’estiment satisfaits par leur emploi et leur employeur, il ne faut pas pour autant se voiler la face : il y a encore un vrai chemin à parcourir. Et c’est d’autant plus important que le bien-être au travail n’est pas un luxe, mais une source d’amélioration durable de la performance économique de l’entreprise.
Et chez vous, c’est comment ?


